Un vent mauvais souffle sur nos libertés…
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…mais nous ne nous laisserons pas faire !

Intervention de Monique Johnson pour EELV 79, ce samedi 28 novembre à Niort, lors du rassemblement contre les violences policières.

La loi Sécurité Globale vise à empêcher la dénonciation des violences policières que les images professionnelles et amateurs ont permis de révéler ces dernières années, et plus encore ces derniers jours. C’est grâce aux images tournées par les journalistes, lors de la dispersion du campement Place de la République en soutien aux migrants et pour dénoncer les conditions d’accueil déplorable qui leur sont réservées, que les violences policières insoutenables ont pu être dénoncées.
La violence déployée est indigne d’un état de droit et d’une démocratie !

Cet événement met cruellement en lumière le danger pour nos libertés fondamentales que serait l’adoption de cette proposition de loi, notamment son article 24. Mais ce n’est pas juste l’article 24 qui pose problème :

–          L’article 22 porte sur la légalisation de la surveillance par drone mais ne présente pas les garanties suffisantes pour préserver la vie privée.

–          L’article 21 veut déréguler l’utilisation des caméras mobiles portées par les forces de l’ordre malgré les avertissements de la CNIL.

–          L’article 25 donnerait le droit aux policiers de porter leur arme en dehors des heures de service et dans les lieux publics.

Mais où va-t-on ? Prétextant une situation sécuritaire dégradée, le gouvernement alimente la surenchère sécuritaire dans notre pays en érodant insidieusement nos libertés fondamentales.

Et pourtant ce ne sont pas les alertes qui manquent. Cette loi est décriée par l’autorité indépendante du Défenseur des Droits. Elle a amené une alerte de la Commission Européenne concernant la liberté d’expression, la liberté des médias et la liberté d’association qui seraient menacées. Cette loi est également montrée du doigt par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU par son caractère liberticide.

Cette loi doit être retirée et ce dès aujourd’hui. Je me réjouis que nous soyons si nombreux aujourd’hui. Et je suis particulièrement heureuse de voir autant de jeunes parmi nous. Quel monde va-t-on leur laisser ? C’est pour eux qu’il faut se battre. Ensemble nous pouvons faire retirer cette loi et toutes les autres qui mettent en péril nos droits les plus fondamentaux.